Il y a à peu près 10 ans, j'écrivais un billet "Les états significatifs d'un élément de backlog".

Amusant de le relire aujourd'hui et de constater comment mon approche de Scrum a —légèrement— évolué au fil des ans.

Pas beaucoup sur les états, car je décris toujours la vie d'une story avec cinq états, dont les noms ont un peu changé, mais pas les 2 essentiels : prêt et fini.

Depuis l'édition 3 de mon livre j'en reste à ce workflow pour une story :

La vie de la story

C'est ce qui a donné naissance à la présentation du backlog en bacs, qui sont consolidés dans l'édition 4.

J'en reviens aux changements depuis le billet de 2007 :

  • je dis story, c'est plus court qu'élément de backlog
  • identifié est devenu idée, truc qu'on met dans le bac à sable
  • estimé est remplacé par en affinage (cette notion n'existait pas en 2007). Je considère maintenant l'estimation comme une activité, optionnelle, de l'affinage
  • mon schéma de 2007 montre une boucle si la décision de ne pas accepter la story comme finie est prise. Je mentionnais que cela se faisait lors de la revue de sprint. C'est là le changement le plus notoire : on n'attend pas la démo pour déclarer une story finie. Au contraire, on ne montre à la revue qu'une story déjà déclarée finie.
  • la revue de backlog dont je parlais s'appelle maintenant l'affinage (revue de backlog était pas si mal)
  • dans ce billet de 10 ans, je disais qu'une story passait de prête à en cours lors de la planification du sprint. Maintenant je dirais qu'elle reste prête tant qu'on ne travaille pas dessus. Si on commence la story au 8e jour du sprint, elle change d'état à ce moment-là.

Ces 2 derniers points illustrent l'évolution vers du flux : ce ne sont pas les événements Scrum (planif, revue) qui ont un impact sur l'état de l'ensemble des stories. Chacune a sa vie indépendante. C'est ce qu'on retrouve dans Scrum3.0.